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 Le savez-vous?

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MessageSujet: connaissez-vous cette expression?   Dim 17 Mar - 8:32

« Moucher quelqu'un »

Surprised
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MessageSujet: Re: Le savez-vous?   Dim 17 Mar - 23:59

eaulibrius a écrit:
« Moucher quelqu'un »

Surprised
Ma chère Eaulibrius, tu nous gâtes pour un dimanche de repos! peux-tu nous donner une indication à partir de deux pistes personnelles =
1. La mouche sur le visage à la cour du roi?
2. Moucher les bougies ou les chandelles?

La première hypothèse pourrait-être, selon la pertinence ou non du placement de la mouche par une femme ou un homme sur son visage, l'intervention d'un tiers pour lui déplacer ou en mettre une autre plus appropriée... (pure conjecture, j'essaie encore de faire appel à mon imagination!!! LOL) Cela pourrait aussi faire partie des dérivatifs des jeux à la cour où entre joutes verbales et niches que l'on se cherchaient avec les yeux bandés (qui suis-je? Devinez?...), un mélange des deux aurait été susceptible de blesser le perdant dans son orgueil....

La seconde serait plus directe et plus terre-à-terre. De même que les servantes faisaient bien attention à éteindre complètement les candélabres dans les maisons bourgeoises, seigneuriales, voire les châteaux en les mouchant (avec un chapeau dessus ou en soufflant), le fait d'intervenir au propre comme au figuré sur la bougie -censée éclairer ou même illuminer une personne- lui enlèverait tout éclat et la ferait tomber dans l'ombre. Elle serait donc mouchée.

Bzz bzz je vais dormir sur ces réflexions qui sont certainement loin du compte, mais m'ont bien prises la tête!!! :study: scratch scratch scratch scratch scratch scratch scratch lol! lol! lol! lol!
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MessageSujet: Re: Le savez-vous?   Lun 18 Mar - 12:37



Voici la signification de l'expression « Moucher quelqu'un »


Cale veut dire: Remettre quelqu'un à sa place, Lui infliger une correction.


Si on oublie le côté morveux du verbe 'moucher' qui existe depuis la fin du XIe siècle, on en trouve plusieurs autres significations.

On ne les détaillera pas ici, mais ils concernent aussi bien l'éclairage que la police, le tir, la pêche, l'escrime ou la marine.

Et puis on trouve notre 'moucher' d'aujourd'hui qui, appliqué à une personne, signifie qu'on lui rabat le caquet.
On le trouvait dès le milieu du XVe siècle dans "la Farce de Maître Pathelin" (« Comment il a esté mouché ! N'ay-je pas bien fait mon devoir ? »).
Mais malheureusement, il ne semble pas y avoir d'explications satisfaisante sur le glissement depuis le sens initial de "débarrasser le nez des mucosités qu'il contient en pressant les narines et en expirant fortement par le nez" vers le sens figuré de l'expression.

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MessageSujet: Re: Le savez-vous?   Mar 19 Mar - 6:49

eaulibrius a écrit:
je suis un peu dépité, (mère!) car vous nous aviez tellement habitué à plus compliqué, alambiqué et tordu dans tous les sens, dont le plus intéressant; que n'ai pas osé tomber dans la facilité. Erreur fatale!!! Bravo le contraste!!! Laughing Laughing Laughing Laughing

Voici la signification de l'expression « Moucher quelqu'un »


Cale veut dire: Remettre quelqu'un à sa place, Lui infliger une correction.


Si on oublie le côté morveux du verbe 'moucher' qui existe depuis la fin du XIe siècle, on en trouve plusieurs autres significations.

On ne les détaillera pas ici, mais ils concernent aussi bien l'éclairage que la police, le tir, la pêche, l'escrime ou la marine.

Et puis on trouve notre 'moucher' d'aujourd'hui qui, appliqué à une personne, signifie qu'on lui rabat le caquet.
On le trouvait dès le milieu du XVe siècle dans "la Farce de Maître Pathelin" (« Comment il a esté mouché ! N'ay-je pas bien fait mon devoir ? »).
Mais malheureusement, il ne semble pas y avoir d'explications satisfaisante sur le glissement depuis le sens initial de "débarrasser le nez des mucosités qu'il contient en pressant les narines et en expirant fortement par le nez" vers le sens figuré de l'expression.

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MessageSujet: connaissez-vous cette expression?   Mar 19 Mar - 8:24

Surprised

« Croquer le marmot »


Bonne recherche et Question
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MessageSujet: Re: Le savez-vous?   Mar 19 Mar - 18:41

eaulibrius a écrit:
Surprised

« Croquer le marmot »


Bonne recherche et Question
Merci, notre Eaulibrius adorée! je vais essayer de ne pas rester dans l'ogresse!!!
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MessageSujet: Re: Le savez-vous?   Mar 19 Mar - 18:57

:( :( :( :( :( eh! oui comme je te comprend mon cher ami et tendre ami mais il va te falloir attendre encore un peu................................. :(
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MessageSujet: Re: Le savez-vous?   Mer 20 Mar - 0:59

🤡 :cyclops: I love you I love you Les canaris ont beau voleter d'une manière très active, moins cependant que l'hyper actif colibri!!!, ils n'en restent pas moins patients!... voire de marbre, parfois.
Etymologiquement, j'ai retrouvé un peu de marmot dans cette belle pierre, notamment bretonne. Pourrait-ce avoir, ne serait-ce (espoir!) qu'un infime rapport avec cette expression anthropophage qui pourrait trouver là un sens plus sage!!! affraid affraid 😕 😕

Croquer du marmot, comme souvent les termes -désormais hélas désuets!- de métiers anciens, pourrait-il de ce fait révéler une pratique de taille ou découpage avec un outil spécial pour la pierre pas très tendre qu'est le marbre? No No Neutral

Moi qui viens indirectement d'ailleurs des métiers du marbre, via le journalisme à l'ancienne, (on avait de bons rapports avec ce corps de métier et on le respectait énormément) où le typographe était le dernier correcteur des pourtant érudits journalistes et secrétaires de rédaction. :study: Désormais, avec l'informatique, plus de beaux caractères et d'enluminures de casse et plus non plus de correction directement sur la ligne du "tamis" qu'organisait au fur-et-à-mesure le linotypiste! Nostalgie. :study: 🐘
Mais, pour finir, comme le cana rit :geek: :bounce: :bounce: , il dira que quelle que soit la réponse à l'expression : "Je n'ai pas marre mots"!!! LOL lol!
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MessageSujet: ET VOICI LA REPONSE   Mer 20 Mar - 19:18


« Croquer le marmot »


Cela veut dire que l'on attend longtemps, en se morfondant


Envie d'un jeune marmot[1] bien tendre au petit déjeuner ?
C'est vrai qu'il y a parfois des moments où on aurait envie de faire taire certains marmots, surtout ceux des autres[2], lorsqu'ils sont trop remuants ou braillards, alors qu'on rêve de quiétude. Alors pour les faire taire définitivement, pourquoi ne pas en croquer quelques morceaux bien tendres, après les avoir passés à la broche, hein ?
Mais que les gros gourmands qui salivent déjà cessent de rêver car, même si l'origine de l'expression a longtemps été controversée, il n'a jamais été question de la dégustation d'un enfant.

Avant d'évoquer les nombreuses suppositions plus ou moins farfelues qui ont été faites, nous allons d'abord présenter l'origine qui a maintenant les faveurs des lexicographes, la plus probable, proposée par Pierre Guiraud :
Au XVIe siècle, date d'apparition de l'expression, alors que les sonneries électriques n'existaient pas encore, les portes ou leurs montants étaient équipées de clochettes ou de heurtoirs. Ces derniers, depuis le Moyen Âge, avaient le nom de marmot, parce qu'ils portaient souvent une figurine un peu grotesque comme l'était la tête des marmots, terme qui au même siècle voulait dire singe.

Cette précision apportée, on pourrait alors imaginer qu'au lieu de croquer un enfant, c'est un petit singe qui ferait un passage par la casserole.
Mais que nenni ! Car ce serait oublier qu'à la même époque, croquer signifiait frapper. En effet, un croque-note était un mauvais musicien, par exemple, et le jeu de croquet tire son nom du verbe avec cette acception.

Alors croquer le marmot voulait simplement dire « frapper le heurtoir d'une porte » devant laquelle on pouvait attendre très longtemps et frapper sans relâche si elle restait désespérément close.

Parmi les nombreuses autres explications qui ont fleuri au fil du temps voici un résumé des principales :
- Les peintres attendaient leurs clients en dessinant (en croquant) des petits enfants sur les murs des pièces où ils attendaient ;
- Marmotter voulait dire « claquer des mâchoires ». L'expression serait alors une signification comme « grogner (sous-entendu claquer des dents) lors d'une longue attente » ;
- Le marmot désignant aussi un tisonnier, l'expression s'appliquerait alors à quelqu'un qui, attendant longuement à proximité d'une cheminée, s'occuperait en attisant le feu à l'aide de cet instrument également appelé marmouset ;
- En revenant au marmot heurtoir de porte, croquer aurait eu le sens de « baiser, embrasser » le marmot pour le vassal souhaitant se faire admettre chez son seigneur, après une longue attente, obligatoirement.

[1] Pour les lecteurs qui ne parlent pas nativement le français, je précise que le marmot n'est pas le mâle de la marmotte, mais une désignation familière du petit enfant.

[2] D'ailleurs, à ce propos, le regretté Pierre Desproges disait très élégamment : "les enfants, c'est comme les pets, il n'y a que les siens qu'on supporte".

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MessageSujet: Je vous en propose une nouvelle pour demain   Mer 20 Mar - 19:20

connaissez -vous cette expression?
« Faire litière de... »
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MessageSujet: Re: Le savez-vous?   Mer 20 Mar - 23:05

eaulibrius a écrit:

« Croquer le marmot »


Cela veut dire que l'on attend longtemps, en se morfondant


Envie d'un jeune marmot[1] bien tendre au petit déjeuner ?
C'est vrai qu'il y a parfois des moments où on aurait envie de faire taire certains marmots, surtout ceux des autres[2], lorsqu'ils sont trop remuants ou braillards, alors qu'on rêve de quiétude. Alors pour les faire taire définitivement, pourquoi ne pas en croquer quelques morceaux bien tendres, après les avoir passés à la broche, hein ?
Mais que les gros gourmands qui salivent déjà cessent de rêver car, même si l'origine de l'expression a longtemps été controversée, il n'a jamais été question de la dégustation d'un enfant.

Avant d'évoquer les nombreuses suppositions plus ou moins farfelues qui ont été faites, nous allons d'abord présenter l'origine qui a maintenant les faveurs des lexicographes, la plus probable, proposée par Pierre Guiraud :
Au XVIe siècle, date d'apparition de l'expression, alors que les sonneries électriques n'existaient pas encore, les portes ou leurs montants étaient équipées de clochettes ou de heurtoirs. Ces derniers, depuis le Moyen Âge, avaient le nom de marmot, parce qu'ils portaient souvent une figurine un peu grotesque comme l'était la tête des marmots, terme qui au même siècle voulait dire singe.

Cette précision apportée, on pourrait alors imaginer qu'au lieu de croquer un enfant, c'est un petit singe qui ferait un passage par la casserole.
Mais que nenni ! Car ce serait oublier qu'à la même époque, croquer signifiait frapper. En effet, un croque-note était un mauvais musicien, par exemple, et le jeu de croquet tire son nom du verbe avec cette acception.

Alors croquer le marmot voulait simplement dire « frapper le heurtoir d'une porte » devant laquelle on pouvait attendre très longtemps et frapper sans relâche si elle restait désespérément close.

Parmi les nombreuses autres explications qui ont fleuri au fil du temps voici un résumé des principales :
- Les peintres attendaient leurs clients en dessinant (en croquant) des petits enfants sur les murs des pièces où ils attendaient ;
- Marmotter voulait dire « claquer des mâchoires ». L'expression serait alors une signification comme « grogner (sous-entendu claquer des dents) lors d'une longue attente » ;
- Le marmot désignant aussi un tisonnier, l'expression s'appliquerait alors à quelqu'un qui, attendant longuement à proximité d'une cheminée, s'occuperait en attisant le feu à l'aide de cet instrument également appelé marmouset ;
- En revenant au marmot heurtoir de porte, croquer aurait eu le sens de « baiser, embrasser » le marmot pour le vassal souhaitant se faire admettre chez son seigneur, après une longue attente, obligatoirement.

[1] Pour les lecteurs qui ne parlent pas nativement le français, je précise que le marmot n'est pas le mâle de la marmotte, mais une désignation familière du petit enfant.

[2] D'ailleurs, à ce propos, le regretté Pierre Desproges disait très élégamment : "les enfants, c'est comme les pets, il n'y a que les siens qu'on supporte".

génialissime, EAULIBRIUS !!! UN DOCUMENT TRES TRES COMPLET A PRECIEUSEMENT CONSERVER. Gratitude de Thiti
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MessageSujet: Re: Le savez-vous?   Jeu 21 Mar - 13:23

Eaulibrius merci bcp.
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MessageSujet: connaissez-vous cette expression?   Ven 22 Mar - 12:32


« Faire litière de... »


Ce veut dire: Ne faire aucun cas, ne tenir aucun compte de...


Si le sens usuel et actuel de l'expression date du XVIe siècle, elle a eu, avant et après, d'autres significations.

Ainsi, lorsqu'elle apparaît, vers le début du XIIIe siècle, elle a le joyeux sens de "couvrir le sol de cadavres".
Au début du XIVe, elle s'emploie aussi pour dire qu'on "jouit d'une femme".
Et, après le XVIe, Corneille lui fera aussi dire "répandre à profusion", sans aucun sens de mépris.

À la fin du XIe siècle, le mot 'litière' a d'abord désigné "une couche d'objets". Puis, au XIIe, il a pris deux sens bien différents puisqu'il a aussi bien désigné ce qu'on appelle aujourd'hui un brancard, qu'une couche pour les animaux formée de feuilles sèches ou de paille.

Et c'est précisément cette dernière signification qui nous intéresse ici, car une telle litière est destinée à être foulée aux pieds sur un sol plus ou moins propre, donc à devenir vite quelque chose de peu ragoûtant. Ce piétinement à même le sol que subit la litière est associé à l'image de mépris que véhicule l'expression.
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MessageSujet: connaissez-vous cette expression?   Jeu 28 Mar - 20:19

« Aller aux fraises »
Neutral sunny sunny sunny
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MessageSujet: connaissez-vous cette expression?   Dim 31 Mar - 19:29


« Aller aux fraises »


En fait c'est chercher un lieu écarté propice à la fornication puis devenant
Errer sans but, se promener en musardant


Je ne sais pas si vous avez déjà essayé de faire ça dans un fraisier sauvage (), mais ce n'est certainement pas l'endroit le plus confortable pour cette agréable pratique.
Alors pourquoi notre expression, qui est attesté en 1915, selon Gaston Esnault, a-t-elle le premier sens proposé ?

On peut y voir deux raisons :
La première est que les fraises des bois se méritent un peu ; localiser un fraisier bien garni n'est pas forcément aisé (sauf à connaître déjà quelques emplacements privilégiés) ; il faut errer dans les sous-bois avant de dénicher ce qu'on cherche. Alors, par plaisanterie, la recherche d'un endroit propice pour se faire une ventrée de fraises à été assimilée à celle d'un autre endroit au moins aussi propice pour y faire des choses strictement interdites hors mariage.
Et puis la découverte de cet objet de désir gourmand qu'est la fraise des bois qu'on va se faire un plaisir de consommer peut aussi faire penser à ces autres objets du désir bien dissimulés que sont les parties génitales, et à la 'consommation' qu'on associe à l'acte sexuel.
D'ailleurs, rien n'interdit d'imaginer un couple partant en disant avec sincérité "nous allons aux fraises" et, la météo, le sang chaud et l'isolement du sous-bois aidant, ayant au moins temporairement décidé de passer à une autre activité.

Quelques esprits chagrins vont me dire qu'on aurait alors tout aussi bien pu dire "aller aux champignons" ou bien "aller aux mûres", entre autres.
Oui, mais il ne faut pas oublier que la fraise est rouge, couleur à rapprocher de celle rose foncé du gland (pas celui du chêne !) ou du clitoris. D'ailleurs, selon Wartburg, le mot 'fraise' a eu clairement des emplois érotiques pour désigner le bout des seins ou le vagin. Et, pour confirmer la chose, il suffit de savoir qu'avant la nôtre, l'expression s'employait au singulier ("aller à la fraise").

Quant au deuxième sens, il vient de l'analogie avec le chercheur de fraises des bois (ou de mûres ou de champignons...) qui a une trajectoire erratique, tout occupé qu'il est de passer d'un point à un autre sans suivre un tracé bien précis, pour repérer les endroits bien garnis.


L'expression s'emploie aussi pour dire "avoir un pantalon trop court", mais apparemment sans explications sur l'origine de ce sens.
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MessageSujet: Re: Le savez-vous?   Dim 31 Mar - 21:26

eaulibrius a écrit:

« Aller aux fraises »des bois...J'AURAIS D'AUTANT PLUS DE MAL QUE CHAQUE ETE J'EN CUEILLE 3 ou 4 EN POT SUR MA TERRASSE.!!! Indigestion! Super passionnante encore l'explication et si je l'ai sucrée c'est que j'en restais au sens très primaire!!!!Merci, Dome!...Par contre, on a eu le droit il y a quelques années, à un écrasement de fraises sans doute très sexuel et ô combien "spectaculaire" d'un vieux (pseudo) artiste en cour, ultra sponsorisé par l'Etat depuis quelque 40 ans!!!..à la Villa Médicis de Rome où de vrais artistes qui y postulent eux pour travailler n'ont et n'auront jamais accès...Cette "performance" se voulait en effet sexuelle car il n'a pas manqué de l'expliquer très modestement avec force détails savoureux!!!


En fait c'est chercher un lieu écarté propice à la fornication puis devenant
Errer sans but, se promener en musardant


Je ne sais pas si vous avez déjà essayé de faire ça dans un fraisier sauvage (), mais ce n'est certainement pas l'endroit le plus confortable pour cette agréable pratique.
Alors pourquoi notre expression, qui est attesté en 1915, selon Gaston Esnault, a-t-elle le premier sens proposé ?

On peut y voir deux raisons :
La première est que les fraises des bois se méritent un peu ; localiser un fraisier bien garni n'est pas forcément aisé (sauf à connaître déjà quelques emplacements privilégiés) ; il faut errer dans les sous-bois avant de dénicher ce qu'on cherche. Alors, par plaisanterie, la recherche d'un endroit propice pour se faire une ventrée de fraises à été assimilée à celle d'un autre endroit au moins aussi propice pour y faire des choses strictement interdites hors mariage.
Et puis la découverte de cet objet de désir gourmand qu'est la fraise des bois qu'on va se faire un plaisir de consommer peut aussi faire penser à ces autres objets du désir bien dissimulés que sont les parties génitales, et à la 'consommation' qu'on associe à l'acte sexuel.
D'ailleurs, rien n'interdit d'imaginer un couple partant en disant avec sincérité "nous allons aux fraises" et, la météo, le sang chaud et l'isolement du sous-bois aidant, ayant au moins temporairement décidé de passer à une autre activité.

Quelques esprits chagrins vont me dire qu'on aurait alors tout aussi bien pu dire "aller aux champignons" ou bien "aller aux mûres", entre autres.
Oui, mais il ne faut pas oublier que la fraise est rouge, couleur à rapprocher de celle rose foncé du gland (pas celui du chêne !) ou du clitoris. D'ailleurs, selon Wartburg, le mot 'fraise' a eu clairement des emplois érotiques pour désigner le bout des seins ou le vagin. Et, pour confirmer la chose, il suffit de savoir qu'avant la nôtre, l'expression s'employait au singulier ("aller à la fraise").

Quant au deuxième sens, il vient de l'analogie avec le chercheur de fraises des bois (ou de mûres ou de champignons...) qui a une trajectoire erratique, tout occupé qu'il est de passer d'un point à un autre sans suivre un tracé bien précis, pour repérer les endroits bien garnis.


L'expression s'emploie aussi pour dire "avoir un pantalon trop court", mais apparemment sans explications sur l'origine de ce sens.
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MessageSujet: connaissez-vous cette expression?   Lun 1 Avr - 19:51

« Motus et bouche cousue
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MessageSujet: Le savez-vous?   Sam 6 Avr - 6:50

Surprised
Alors quoi?
plus de commentaires de personne, vous préférez le chocolat?????

« Motus et bouche cousue »

Cela veut dire "Pas un mot !"
Il s'agit d'une formule employée pour demander une discrétion verbale absolue.


Si l'on comprend aisément l'utilisation de la formule "bouche cousue !" pour demander à quelqu'un de se taire, car celui qui a son orifice buccal fermé par du fil à coudre a forcément beaucoup de mal à prononcer le moindre mot (ou à hurler de douleur).
Cette version initiale est attestée dès le XVe siècle.

Quant à 'motus', apparu en 1560, ce n'est pas du véritable latin, mais une simple transformation plaisante de 'mot' (peut-être par rapprochement avec 'mutus' qui veut dire 'muet'). Car dès 1480, ce trilitère s'emploie aussi seul sous la forme d'une exclamation avec le sens de "pas un mot !"
Il est fréquemment utilisé en renforcement de la locution initiale pour donner notre expression.
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MessageSujet: connaissez-vous cette expression?   Sam 6 Avr - 6:51

« Avaler des poires d'angoisse »
Question
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MessageSujet: Re: Le savez-vous?   Sam 6 Avr - 11:17

eaulibrius a écrit:
Surprised
Alors quoi?
plus de commentaires de personne, vous préférez le chocolat?????

« Motus et bouche cousue »

Cela veut dire "Pas un mot !"
Il s'agit d'une formule employée pour demander une discrétion verbale absolue.


Si l'on comprend aisément l'utilisation de la formule "bouche cousue !" pour demander à quelqu'un de se taire, car celui qui a son orifice buccal fermé par du fil à coudre a forcément beaucoup de mal à prononcer le moindre mot (ou à hurler de douleur).
Cette version initiale est attestée dès le XVe siècle.

Quant à 'motus', apparu en 1560, ce n'est pas du véritable latin, mais une simple transformation plaisante de 'mot' (peut-être par rapprochement avec 'mutus' qui veut dire 'muet'). Car dès 1480, ce trilitère s'emploie aussi seul sous la forme d'une exclamation avec le sens de "pas un mot !"
Il est fréquemment utilisé en renforcement de la locution initiale pour donner notre expression.
notre mutisme t'a laissé bouche bée!!!! Si Thiti s'est tu, c'est que ta Toto à savoir, il la savait... Donc, il attendait quelqu'un d'autre pour s'exprimer. merci en tout cas pour le surcroît d'explications etymologiques et sociologiques. Bisous et bon week-end, Eaulibrius! Laughing I love you
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MessageSujet: Re: Le savez-vous?   Sam 6 Avr - 11:26

eaulibrius a écrit:
« Avaler des poires d'angoisse »
Question
l'énéma est comprise? (LOL) Ce serait alors l'angoisse du milieu hospitalier...

Je cherche par rapport à la forme justement piriforme qui n'est pas commune et, de la surprise qu'elle engendrerait pourrait créer forme d'angoisse.
Il y avait aussi la "poire du pape" sous les Borgia, et là ce n'est pas franchement drôle, effectivement, puisqu'on introduisait dans l'anus des suppos, pardons des supposés "sodomites" cette poire en fer dont les branches s'entr'ouvaient pour supplicier à mort le malheureux. Elle a suscité une telle crainte que même chez les écclésiastiques (pourquoi me le souligne t-il en rouge cet abruti de dico robot internet? l'orthographe est bien bonne, je viens de la vérifier!!! il a dû boire trop d'alcool de poire, à mon avis. Vraiment pas fiable l'animal. Vive le papier voire le papyrus, je maintiens fermement (voir aussi ma citation qui vient du roi Beaudouin et date de 1958, j'avais 1 an!!!) la pratique assez courante à l'époque, même si le vice de chair hétéro était accepté chez les évèques jusqu'à la papauté, pourquoi depuis, cela a t-il capoté et que la calotte l'interdit au point que la sodomie revienne...mais hélas avec la pédophilie?)la peur les contraignait à se dissimuler encore davantage.... Là, l'avalement en question ne se ferait pas par l'orifice naturel nutritif mais par son autre bout, en fin de chaîne!!!
N'en faites pas des cauchemars, mes amis. Ai-je un petit peu raison sur cette partie là, au moins, Dôme?
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MessageSujet: connaissez-vous cette expression?   Sam 6 Avr - 11:45

« Avaler des poires d'angoisse »


il s'agit en fait de subir des traitements cruels, de vivre des situations très désagréables. tu as trouvé mon cher Titi.


Souvenez-vous du Moyen Âge, cette époque atroce où la télévision et Internet n'existaient pas. Et pourtant, il fallait bien trouver d'autres moyens d'occuper ses loisirs, non ?
Alors une des occupations préférées de quelques-uns était de torturer ceux de leurs congénères qui avaient une tronche qui ne leur revenait pas ou qui leur avaient cherché quelques noises. Quel plaisir, en effet, d'arracher des ongles, briser quelques membres à coups de barre de fer, énucléer l'oeil droit, introduire un fer rouge dans l'anus ou bien couler du plomb fondu dans un abdomen ouvert, par exemple.

Malheureusement un gros défaut de ces amusements était le bruit, car ceux qui, dans ces activités ludiques, avaient le rôle passif, un peu à leur corps défendant, avaient la fâcheuse habitude de hurler de douleur, ce qu'on ne pouvait évidemment pas leur reprocher, en plus ; il aurait fallu en effet être un tantinet sauvage pour les menacer de quoi que ce soit s'ils continuaient à crier, hein ?
Alors pour ne plus les entendre, un bon moyen consistait à leur enfoncer dans la bouche un instrument qui, selon Larousse, "s'ouvrait au moyen d'un ressort, se développait en forme de poire, et étouffait complètement les cris" . Autant dire que celui qui avait cette chose dans la bouche et qui devait subir les petites gâteries de ses camarades de jeu, devait ressentir une certaine angoisse, incapable qu'il était d'extérioriser ce qu'il ressentait.
Cela dit, ces instruments, dont le nom est cité au XVe siècle, servaient aussi plus simplement à bâillonner un prisonnier pour l'empêcher de parler.

Si, de nos jours, le genre d'amusement lié aux poires d'angoisse originelles est tombé en désuétude dans les pays dits civilisés, on peut toujours dire de celui qui vit des situations extrêmement désagréables qu'il avale des poires d'angoisse.

Par plaisanterie, certains faisaient aussi le rapprochement avec les poires du village d'Angoisse, en Dordogne, qui étaient, paraît-il, très âpres et dures à mâcher. Mais elle n'avaient probablement pas le potentiel de déplaisir des véritables poires d'angoisse.
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MessageSujet: connaissez-vous cette expression?   Dim 7 Avr - 9:49

et ceci dit sans vulgarité:

« Y'a pas à tortiller (du cul pour chier droit [dans une bouteille]) »
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MessageSujet: Re: Le savez-vous?   Dim 7 Avr - 14:26

Coucou Eaulibrius flower

« Y'a pas à tortiller (du cul pour chier droit [dans une bouteille]) »
= Aller directement au but, avec le cerveau et le corps !

Je crois que l'explication est :
"Y'a pas à tortiller" il ne faut pas se torturer l'esprit et tourner en rond dans ses pensées (cerveau) pour trouver une solution, "du cul pour chier droit dans une bouteille" ne pas rouler du bassin et des fesses (corps), il faut aller droit au but et l'atteindre !
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MessageSujet: Re: Le savez-vous?   Dim 7 Avr - 17:57

tu as trouvé telle
« Y'a pas à tortiller (du cul pour chier droit [dans une bouteille]) »


On ne peut plus hésiter, il faut trancher, il faut prendre une décision.
La chose doit se faire. C'est indéniable.


Qui a dit que cette expression est vulgaire ? Je veux les noms !
Et en attendant qu'on me les livre, tentons tout de même une explication.

Vous avez inévitablement déjà vu une personne (souvent un enfant) debout et qui, hésitant à répondre, ayant peur de dire une grosse bourde ou de se faire gronder, se 'tortille' un moment sur place avant de finir par s'exprimer.
On pourrait facilement croire que l'hésitation et le fait de se tortiller sont reliés par une image de ce type.
Mais que nenni !

En effet, c'est au XVIIe siècle qu'on trouve l'expression "tortiller sa pensée" pour désigner de façon imagée des cheminements de pensée compliqués.
Par opposition, pour signifier qu'on allait droit au but, sans hésiter, on pouvait donc dire "il n'y a pas à tortiller sa pensée", assez vite raccourci en un "y'a pas à tortiller" attesté en 1756 et qu'on trouvera chez Vidocq, par exemple.

Mais avant, à la fin du XVIIe siècle, on trouvait déjà un "tortiller du cul", appliqué aux femmes qui marchent en se déhanchant tout en sachant l'effet que cela produit sur des mâles en rut.

La combinaison des deux a donné, à la fin du XVIIIe siècle, un y'a pas à tortiller du cul avec le même sens que notre expression.
Quant à la version étendue, elle est citée en 1977 par François Caradec dans son "Dictionnaire du français argotique et populaire". On ne sait pas si l'ajout des compléments avait pour but de faire rire ou de choquer, mais ils ont certainement plu puisque, au moins pour le premier, ils sont restés dans le langage familier.

J'ai trouvé ces explications sur la toile un site Expressio.
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Le savez-vous?
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